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AUGUSTE BOUDOURESQUE

Basse noble/ Lyric bass


Français (Né le 28 mai 1835 à la Bastide sur l'Hers, Ariège - Disparu le 21 janvier 1905 à Marseille)

Auguste Acanthe Boudouresque, surtout cité dans les chroniques d'opéra sous son seul nom de famille, quitte son Ariège natale dès son plus jeune âge pour s'installer dans sa ville d'adoption : Marseille. Son père y est entrepreneur, et lui-même travaillera tout d'abord à la Compagnie des Chemins de Fer. Il mène en parallèle ses études de chant au conservatoire, dans la classe de Benedit, et remporte son prix en 1860 en seulement deux ans d'études. Le compositeur Ambroise Thomas l'y remarque, mais Boudouresque préfère dans un premier temps rester dans la cité phocéenne où il va successivement diriger une compagnie d'éclairage, puis à partir de 1872 le " Café de Paris ".

Ce n'est qu'à 39 ans, âge que seule une voix de basse peut se permettre pour débuter une carrière, qu'il accepte un engagement significatif : c'est Silva dans " Ernani ", à la demande de Victor Maurel, qui monte l'œuvre au Théâtre Vallette. Il y obtient un grand succès et se décide enfin à se rendre à Paris.
Il y est aussitôt engagé par le directeur de l'Opéra de l'époque, Halanzier, pour y tenir les grands emplois de basse noble du répertoire français. Il débute dans la capitale avec le rôle de Brogni dans " La Juive " en avril 1875. Suivent alors les rôles principaux de la période Belcantiste et Grand Opéra : Bertram dans " Robert le Diable ", Marcel dans " Les Huguenots ", Walter dans " Guillaume Tell ", le Gouverneur dans " Le Comte Ory " ou encore Balthazar dans " La Favorite " de Donizetti.
Il participe également à quelques créations importantes, comme Timour dans " Le roi de Lahore " de Massenet le 27 avril 1877, Siméon dans " Polyeucte " de Gounod le 7 octobre 1878, ou encore le Légat dans " Henri VIII " de Saint-Saëns le 5 mars 1883. On citera aussi sa prise de rôle dans Ramfis pour la première " Aïda " parisienne en 1877.
A partir de 1885 sa carrière prend une dimension internationale, tout d'abord en Italie où tous les plus illustres théâtres l'entendent dans ses rôles de Grand Opéra : La Scala dés 1886 pour " Robert le Diable ", le San Carlo de Naples en 1888, ou encore le Teatro Argentina de Rome en 1891 pour " Robert le Diable " et " Les Huguenots ". On l'entendra également au Teatro Politeama de Buenos Aires en 1887.

Il reviendra ensuite à Marseille au tournant du siècle pour s'y établir comme professeur de chant (il aura entre autres pour élèves le ténor Augustin Nuibo), et fera sa dernière apparition sur une scène le 8 mars 1900, lors d'un concert donné au profit de la cause des Boers.

Il convient de noter que dans la lignée de la dynastie Legros, la basse noble de père eut un baryton-basse de fils, Marcel Boudouresque (né à Marseille le 3 novembre 1862, et disparu dans la même ville le 15 octobre 1940). Ce dernier, contrairement à son père, débute à un age relativement jeune pour une tessiture grave, puisqu'il assume le très difficile rôle de Max dans " Le Chalet " d'Adolphe Adam pour sa première apparition à la scène, en 1888, à l'opéra Comique. Il créera par la suite le rôle de Cléomer dans "Esclarmonde" de Massenet le 15 mai 1889 et " La fille de Tabarin " de Gabriel Pierné en 1901.

Toujours sur cette même scène il tiendra des rôles très diversifiés, du trop rare Michel dans " Le Caïd " d'Ambroise Thomas à Nilakantha dans " Lakmé ", Gaveston dans " La dame blanche " de Boildieu ou Lothario dans " Mignon ".
Dans une deuxième partie de sa carrière, il s'orientera plus franchement vers les rôles de basse, avec des apparitions en Sparafucile de " Rigoletto ", Colline de " La Bohème ", Balthazar de " La favorite ", Rodolfo dans " La sonnambula " à l'Opéra de Monte-Carlo, où il créera aussi " Moïna " d'Isidore Lara en 1897. Comme son père, il chantera à Buenos Aires (en 1902), avec entre autres Ramfis dans " Aïda ".
Il enseignera également le chant à Paris.

English (Born on May 28th, 1835 in la Bastide sur l'Hers, Ariège - Died on January 21st 1905 in Marseille)

Auguste Acanthe Boudouresque, mainly renown in the opera chronicles under his sole family name, leaves his native Ariège during his first years of life to adopt Marseille as new homeland. His father manages an enterprise there, and young Boudouresque will himself begin to work in the Company of the railway trains. Simultaneously, he studies singing in Marseille's conservatory, in the class of Benedit, and wins his prize in 1860, two years after having begun. The composer Ambroise Thomas notices his beautiful voice, but Boudouresque prefers first to stay in Marseille where he will successively manage a lightning company and since 1872 the "Café de Paris".

It is only aged 39, a luxury that only a bass voice can offer himself to start a career, that he will accept a main enrolment : it is for Silva in Verdi's "Ernani", set up at Marseille's Theâtre Vallette, on demand of Victor Maurel. He obtains a big success, and decides to go to Paris.
There, he is immediately engaged by the current Paris's Opera manager, Halanzier, to sing the main French lyric bass roles. He begins with Bogni in Halevy's "La Juive" on April 1875. Then follow the main other roles of the Bel Canto and French Grand Opera periods : Bertram in Meyerbeer's "Robert le Diable", Marcel in "Les Huguenots", Walter in "Guillaume Tell", Governor in Rossini's "Le Comte Ory", or Balthazar in Donizetti's "La favorite".
He is also involved in several main creations, such as Timour in Massenet's "Le roi de Lahore" on April 27th 1877, Siméon in Gounod's "Polyeucte" on October 7th 1878, or the Legat in Saint-Saëns's "Henri VIII" on March 5th 1883. It is also important to notice his Ramfis for the first performance of "Aida" in Paris, in 1877.

On 1885, his career takes a international dimension, first in Italy where he can be heard in all main theatres in his French Grand Opera roles : La Scala in 1886 for "Robert le Diable", Naples's San Carlo in 1888, or Rome's Teatro Argentina in 1891 for "Robert le Diable" and "Les Huguenots". One may also hear him in Buenos Aires's Teatro Politeama in 1887.

He will then come back to Marseille at the end of the XIXth century to become singing teacher (one of his main pupils will be the tenor Augustin Nuibo), and his last performance on a stage will occur on March 8th, 1900, during a concert given for the benefit of the Boers's cause.

It is interesting to notice that in the same way as the Legros Dynasty, the lyric bass father had a bass-baritone son, Marcel Boudouresque (born in Marseille on November 3rd, 1862, died in the same town on October 15th, 1940). Differently from his father, Marcel will begin relatively young for a low voice, as he will sing the very difficult role of Max in Adam's "Le Chalet" for his first performance in 1888, in Paris's Opera Comique. He will then create the role of Cleomer in Massenet's "Esclarmonde" on May 15th, 1889, and Gabriel Pierné's "La fille de Tabarin" in 1901. Always in this theatre, he will sing several types of roles, from the too much rare Michel in Ambroise Thomas's "Le Caïd" to Nilakantha in Delibes's "Lakmé", Gaveston in Boildieu's "La dame blanche" or Lothario in "Mignon".
During the second part of his career, he will sing more real bass roles with performances as Sparafucile in "Rigoletto", Colinne in "La Boheme", Balthazar in "La Favorite", Rodolfo in "La Sonnambula" in Monte-Carlo's Opera, where he will also create Isidore Lara's "Moïna" in 1897. Like his father, he will sing in Buenos Aires (in 1902), with among other roles, Ramfis in "Aida".
Il will also teach singing in Paris.