![]() BORIS GMYRIA Baryton basse/ Bass baritone |
![]() ![]() |
|
Aussi orthographié Gmyrja
ou Gmyrya. Né d'un père maçon, il fait néanmoins
partie d'une famille qui aime la musique, et lui même chante les
chants populaires ukrainiens dès son plus jeune âge. Il commence
à travailler dés 11 ans comme garçon de bureau, puis
se rend à Sebastopol à 16 ans pour y exercer successivement
les activités de docker, mécanicien et marin. Aprés
la guerre civile, il travaille quelques temps dans la région de
la Poltova, puis en 1927 intègre l'Institut de Construction de
Kharkov. C'est à cette époque qu'il songe sérieusement
à une carrière musicale : il chante déjà dans
des théâtres locaux et sa voix est renommée dans toute
la ville. Il décide alors d'entrer au conservatoire de Kharkov,
dans la classe du professeur Pavel Golubev. Ces études musicales
se font en parallèle à celles de l'Institut de Construction,
et une fois son diplôme en poche, il cherchera du travail, mais
pas longtemps : la musique reprend le dessus, et en 1936
il est engagé à l'opéra de Kharkov alors qu'il est
toujours étudiant au conservatoire. Il y débute dans le
rôle du Sultan de l'opera "Le cosaque Zaporozhye sur le Danube"
du compositeur Ukrainien Gulak-Artemovsky. Il sera distingué à trois reprises : en 1941 comme Artiste de la République Ukrainienne, en 1952 comme artiste d'URSS et en 1966 où il reçoit l'ordre de Lenine. Le fait d'avoir passé toute sa carrière dans les pays de l'est durant l'époque communiste (hors de l'Ukraine, il ne se sera produit qu'à Moscou, Leningrad, Sofia et Varsovie) aura nuit à la reconnaissance de cet immense artiste par les mélomanes internationaux. Il la méritait pourtant vraiment, eût égard aux spécificités de sa voix, à mille lieux des basses nobles puissantes -et souvent engorgées- qui faisaient flores dans les pays slaves. Ce baryton basse au timbre clair, à la voix souple et placée trés haut dans le masque aurait été parfait dans le répertoire français ou Italien (qu'il a néanmoins interprété...mais en Russe). Sa diction était proche de l'idéal, et il était même capable de sillabandi de la plus belle facture (écouter à cet égard son trés difficile rondo de Farlaf dans "Russlan et Ludmilla" de Glinka). Il possédait en outre des capacités de changement de couleur surprenantes, comme on peu l'entendre dans l'extrait (en russe) de "La jeune fille et la mort" de Schubert qui est joint en fichier mp3 au bas de cette page : son baryton basse clair est parfaitement utilisé pour les strophes de la jeune fille, et tout d'un coup, le timbre devient véritablement abyssal pour la réplique de la mort. DISCOGRAPHIE :
|
|
|
|
|
|